"Battue, l'enfer du décor" par Caroline GUESNIER

 

Je n'ai pas toujours été la personne que je suis. Je n'ai changé que parce qu'un jour, un homme a pris des droits sur moi qu'il n'avait pas. J'entends encore dire que les femmes battues sont complices de leurs bourreaux. Qui n'a pas vécu cette violence ne peut pas la comprendre paraît-il. Je vous invite aux travers de ces pages, à découvrir l'impact que cela peut avoir sur une femme, quand de l'amour naît l'horreur. En vous livrant mon parcours à chaud, vous découvrirez aussi combien nous sommes abandonnées par ceux sensés nous protéger.

"Violences conjugales, plus jamais ça!" par Caroline GUESNIER

 

En 2010, la France érigeait la lutte contre les violences conjugales au rang de « grande cause nationale ». Un an plus tard, je devenais une victime parmi tant d'autres. Personne ne semblait comprendre quel était le mal qui me rongeait. Comment peut-on devenir une victime, qui sont ces bourreaux, pourquoi ne les voit-on pas avant qu'il ne soit trop tard ? Toutes ces questions, je me les suis posées, parce que je devais me réparer. Lorsque j'ai enfin pu assimiler ces informations, il s'est avéré que si le bourreau est toujours mis en avant, il n'est presque jamais question de sa victime, que l'on efface, comme si elle était coupable de son sort, ou si elle nous renvoyait à notre incapacité à agir en sa faveur. Toujours aidée et soutenue, j'ai trouvé au fil du temps, les mots qui impactaient. J'en ai aiguisé la pertinence afin de mieux comprendre et de changer notre regard sur ce que sont les violences conjugales. En me lançant dans ce combat, j'ai découvert des personnes d'une humanité remarquable, et tous ensemble, nous œuvrons au quotidien pour qu'un jour l'on puisse affirmer : « plus jamais ça ! »

"Le scandale des violences conjugales" par Caroline GUESNIER

 

En 2010, la France se mobilisait contre les violences conjugales. Une loi novatrice, qui devait apporter des solutions concrètes, était votée. La précision de son texte et ses amendements intégraient les diverses formes de violences au sein du couple. Sept ans plus tard, le taux de classement sans suite des plaintes reste une énigme (tout autant que la statistique des décédées au sein du couple). Des femmes et des enfants vivent ces violences au quotidien : la France protège-t-elle ses bourreaux ?

 

"Quand le tango tangue" par Stéphanie MASCHERATO

 

Tous les livres dont le thème est la violence conjugale se ressemblent, et sont ...différents. Cela commence toujours par une histoire d'amour. Et progressivement sans même s'en rendre compte, l'auteure va prendre la route qui mène du Paradis à l'Enfer. Cette route vers l'enfer est pavée de violences physiques, et aussi de violences psychologiques qui sont tout aussi douloureuses. La route est longue, sans sortie possible. La femme est comme engluée, sous l'emprise de son compagnon, jusqu'au jour enfin où elle prend conscience du no future; et où elle réussit à s'échapper du piège. Le livre de Stéphanie aborde une dimension supplémentaire en décrivant une manipulation effrayante, un chantage affectif de son compagnon, exercé sur leur enfant mis en concurrence avec l'enfant que le violent avait eu avec son ex-femme. Le tango tangue sacrément jusqu'à la dernière page de ce livre qui aidera sans doute les femmes victimes de ces tortionnaires, beaux danseurs de tango jusqu'au jour où ils se transforment en beaux boxeurs.

 

"L'histoire se répète" par Keiko OGAWA

 

En étant devenue une victime de la violence conjugale, puis du trafic de mes enfants, j’ai analysé le système du financement de la Protection d’Enfance, comment les contrats sont accordés aux associations, comment ils sont rémunérés. J’ai vu la corruption cachée, le capitalisme non accompagné par la démocratie, soit le capitalisme partiel. La France est en train de revivre l’histoire de la Révolution française au XXIe siècle, les peuples travaillent pendant que le pouvoir ramasse tous les fruits.

"Matricule 1922RT78: Mon combat contre la prescription" par Isolde La Gronde

 

Survivante de violences sexuelles intrafamiliales perpétrées par des assistants familiaux, rescapée de la DDASS, l’auteure retrace son exploration intérieure. Elle nous livre son parcours personnel et juridique, véritables chemins de croix… L’introspection oblige à s’extraire de sa propre ligne temporelle, adoptant la position difficile de spectateur-témoin. L’enquête de l’auteure nous fait découvrir le déroulement d’une procédure judiciaire. Décrivant l’horreur vécue et ses effets sur le corps trente ans après, elle transmet son expertise, un savoir et une sagesse particulière. Elle dit sa colère, la blessure de ne pouvoir être reconnue, son combat avec les institutions. Elle rappelle les revendications militantes à propos des délais de prescription. Une victime d’agressions sexuelles avance dans la vie hors d’elle et hors du temps, dans une zone où flotterait le spectre de l’inceste. La narration transforme l’expérience pénible en processus créatif voire thérapeutique. Par l’écriture elle se réapproprie son histoire en ouvrant une réflexion sur le syndrome d’abandon et les troubles de l’attachement. Le récit dévoile une vérité sans concession et prend une dimension sociale, porteur d’un message adressé aux frères et sœurs de misère, politique encore comme un cri lancé à la société qui ne veut pas les entendre. Pamphlet contre les dénis de justice et l’aveuglement sociétal, plaidoyer pour l’abolition de la prostitution où s’échouent de nombreuses victimes. Derrière les recoins de son enfance, l’auteure dévoile aussi un carré de poésie qui lui aura permis de transcender sa souffrance en un hymne à la beauté.